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Stage lycéen·e·s et étudiant·e·s “ADN, la clé de la vie”

Du 21 au 25 février 2022, l’Association Science Ouverte organise au Château de Ladoucette un stage de génétique afin de découvrir d’autres aspects passionnants de ce domaine que ceux enseignés aux lycées. 

Inserm/Depardieu, Michel. Vue transversale de l'ADN la molécule qui contient les gènes. Sur cette modélisation, les différents atomes constituant l'ADN ont été représentés en couleur : le carbone en orange, l'oxygène et bleu, l'azote en rouge, l'hydrogène en blanc et le phosphore en violet.

Pourquoi la génétique ?

La génétique est souvent assimilée à l’hérédité, à la transmission de caractères et pathologies, aux modifications génétiques. Néanmoins, ce n’est pas tout ! 

Lors de ce stage, nous vous proposons de découvrir la génétique sous un nouvel angle ; grâce aux études/recherches menées par nos différent.e.s intervenant.e.s.

Nous aborderons la question de la complexité du génome. Comment cet ensemble de matériels génétiques, qui semble si simple au premier abord, peut-il créer autant d’espèces divers ? Comment s’adapte t-il au changement/trouble de notre organisme ? 

Nous échangerons également sur les questions bioéthiques que ce domaine peut soulever. 

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Moreau, Jacques. Cellules mésodermique d’embryon. En bleu coloration par le DAPI de l’ADN et en rouge coloration du squelette actine des cellules.
Au programme

Le stage se composera de conférences en matinée, suivie l’après-midi d’ateliers autour de la génétique et des travaux de groupe. 

Les conférences porteront sur (d’autres conférences sont susceptibles d’être ajoutées) :

Présentée par Jacques Moreau, Biologiste moléculaire, Directeur de Recherche Institut Jacques Monod.

Lorsque l’on regarde notre planète, on voit que la vie s’est installée dans toutes ses régions, des plus extrêmes aux plus tempérées. Tous les organismes qui composent la biomasse, présentent une très large diversité morphologique et cependant ils possèdent tous un point commun : ils sont tous faits de cellules semblables et tous possèdent la même molécule définissant leur plan de construction et de fonctionnement : l’ADN.  

Présentée par Alice Lebreton, chercheuse en biologie moléculaire et microbiologiste à l’Institut de Biologie de l’ENS

Le génome fournit à chaque cellule son mode d’emploi, dans lequel elle pioche les instructions nécessaires à produire l’équipement dont elle a besoin pour assurer ses fonctions. La transcription, puis la traduction des gènes en protéines permettent à la cellule de maintenir son métabolisme énergétique, sa forme, sa communication avec son environnement, etc. Cependant, la cellule n’utilise pas en permanence l’intégralité des instructions contenues dans le mode d’emploi. En effet, face à un changement de conditions de vie, les cellules doivent pouvoir modifier leurs fonctions et mettre en œuvre une réponse appropriée à ce qu’elles subissent. Ceci passe, entre autres, par un remaniement de l’expression de leurs gènes, afin d’adapter rapidement, et transitoirement, leur équipement à la situation qu’elles rencontrent. 

Présentée par Flora BornePhD student à l’Institut Jacques Monod

De nombreuses techniques génétiques sont maintenant disponibles à moindre coût et peuvent être utiliser en recherche fondamentale pour répondre à des problématiques diverses. Notre équipe de recherche utilise la mouche drosophile comme organisme modèle pour comprendre les mécanismes d’évolution des espèces. Un des projets du laboratoire porte sur une colle produite par les mouches. Cette colle est composée de protéines et est produite par les larves de mouches pour coller l’animal à une surface lors de sa métamorphose. Pour ce projet, nous avons notamment utilisé des techniques de séquençage pour connaître la composition en protéines de la colle et nous avons utilisé l’outil génétique CRISPR-cas9 pour identifier les protéines qui permettent à l’animal de coller. L’utilisation des nouveaux outils génétiques tels que CRISPR-cas9 chez les insectes soulèvent cependant des questions d’ordre bioéthique. 

Présentée par Marianne Cloutier, chargée de cours, Université de Montréal

À la croisée de l’art et de la science, les artistes du bioart proposent de réfléchir aux enjeux soulevés par l’utilisation du vivant comme matériau de création. Par un parcours à travers différentes œuvres des débuts de ce mouvement à aujourd’hui, nous tenterons de mettre en lumière les spécificités de cet art du vivant.

Pour qui ?

Entre 10 et 15 lycéen·ne·s et étudiant·e·s motivé·e·s.

Quand ?

Du 21 au 25 février, de 9h30 à 16h30.

Où ?

Château de Ladoucette à Drancy

Pré-Inscription en ligne :

En raison d’un nombre de places limitées, le responsable de l’activité prendra contact avec toi pour confirmer ton inscription définitive. Seule la confirmation par email, du responsable de l’activité, donne lieu à la participation effective au stage.

Après validation, il te sera alors demandé de fournir la fiche d’adhésion et la fiche d’inscription 2021/2022, ainsi que le paiement correspondant, au plus tard le premier jour du stage.

Pour les non-adhérent(e)s, l’adhésion à l’Association (obligatoire) est de 10 euros, elle est valable jusqu’au 31 juin 2022. Si tu es retenu(e), il te faudra également t’acquitter d’une somme de 10 euros supplémentaires te permettant de participer à ce stage.

Contact

Pauline Drapeau

pauline.drapeau[at]scienceouverte.fr (remplacer [at] par @)
01.48.35.02.91 / 06.52.80.85.49